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DIX ANS PLUS TARD... L'avis des acteurs de 98
Philippe Massoni, Préfet de Police de Paris en 1998
« Bien sûr, l’équipe de France de 98 a rendu clair que la France des grandes agglomérations urbaines est une France métissée : ce que l’équipe de France victorieuse dans sa diversité ethnique reflétait parfaitement. Le fait que Zinédine Zidane soit kabyle et musulman a eu un impact très fort »
Bixente Lizarazu
« Quand tu as la chance de gagner, c’est ce qu’il y a de plus beau. Tu te dis : ‘‘Putain, je l’ai fait’’, et non pas : ‘‘Je veux le faire encore’’ car, objectivement, on ne peut pas dire s’il y aura une autre fois. Mais ça te donne la confiance pour la suite. Je suis convaincu que cette victoire a donné confiance. Jusque là, le pays n’avait pas une culture de la gagne. Jusqu'alors, on était plutôt les bons perdants. »
Stéphane Meunier, réalisateur
« C’était une journée tellement spécifique que l’on oublie tout. Il n’y a qu’une chose que l’on retient, c’est la victoire. On est champion du monde, inespéré ! Le plus important c’est l’étoile sur le maillot. Personne ne te l’enlèvera. C’est l’étoile du mérite. Oui ça a changé les choses car après cette victoire, on croyait plus en nos moyens, en nos possibilités. Pas seulement dans le football, mais dans le sport tout entier. On pouvait être champion du monde. La joie sur les Champs-élysées, c’était incroyable. Le titre a, non seulement, donné une étoile sur le maillot mais aussi une joie à la France entière. »
Alain Boghossian
« Je pense que cette victoire a changé les choses pour la France. Dix ans après, je croise encore des gens qui me félicitent. C’est énorme. Cette aventure a marqué tout le monde. Des plus anciens aux plus jeunes. On a mis une empreinte indélébile dans l’histoire. Quoi qu’il arrive, elle ne s’enlèvera jamais. Mon statut de joueur a aussi changé. Il n’y a pas beaucoup de monde qui gagne la Coupe du Monde. Quand tu sais qu’il n’y a que 22 joueurs tous les 4 ans qui entre dans ce cercle… C’est un autre monde. Tu entres dans un autre monde. Je garde une image de ce soir-là : quand je fais le tour du terrain. J’ai l’impression à ce moment là d’être sur une autre planète. J’ai encore des frissons… »
Marie Gérard, responsable de la communication d’Adidas en 1998
« Je trouve ça insensé que la mairie de Paris n’ait rien prévu pour ce 12 juillet. Pour le 14 et le défilé, tous les Champs allaient être sonorisés mais le 12, rien n’était prévu, rien de rien. La seule chose festive, c’était nous et nos projections sur l’Arc de Triomphe. »
C'était un 12 juillet
Xavier Rivoire
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Et toi, ou étais tu le 12 juillet, et que faisais-tu ?
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